
La dernière mise à jour du recours collectif contre la banque CIBC pour heures supplémentaires non payées concerne maintenant la détermination par le tribunal des dommages-intérêts à accorder aux membres du groupe. La Cour a certifié une question supplémentaire concernant les dommages agrégés. La dernière décision de la Cour exige que la banque CIBC produise des données horodatées de ses systèmes informatiques à partir desquelles les experts engagés par la partie demanderesse estimeront le montant des heures supplémentaires non rémunérées que les membres du groupe ont effectuées. La Cour déterminera ensuite le montant des dommages-intérêts qui seront accordés aux membres du groupe.
Dans cette nouvelle dĂ©cision de la Cour, bien que la banque CIBC ait Ă©tĂ© reconnue comme ayant Ă©tĂ© injustement enrichie en ne compensant pas les heures supplĂ©mentaires des employĂ©s, le juge Edward P. Belobaba a dĂ©cidĂ© qu’il n’y a pas de rĂ©paration pour enrichissement injustifiĂ©, car les demandeurs peuvent obtenir une indemnisation au titre de dommages-intĂ©rĂŞts pour rupture de contrat.
NĂ©anmoins, la Cour a statuĂ© en faveur des membres du groupe en ce qu’elle a Ă©mis une dĂ©claration indiquant que la politique d’heures supplĂ©mentaires de la CIBC est illĂ©gale et ne peut plus ĂŞtre utilisĂ©e comme motif de refus de rĂ©munĂ©ration. La prochaine Ă©tape de l’affaire, Ă savoir la dĂ©termination du montant total des dommages agrĂ©gĂ©s, prendra plusieurs mois.
La CIBC aurait indiquĂ© qu’elle a l’intention de faire appel de la dĂ©cision de la Cour, ce qui pourrait retarder davantage la procĂ©dure de recours collectif.
Selon le prĂ©cĂ©dent jugement de la Cour, rendu le 30 mars 2020, la banque CIBC a Ă©tĂ© jugĂ©e coupable d’avoir violĂ© son obligation de payer des heures supplĂ©mentaires Ă ses employĂ©s. La Cour supĂ©rieure de justice de l’Ontario a dĂ©cidĂ© que les actions de la CIBC constituaient une violation de l’obligation de payer les heures supplĂ©mentaires aux employĂ©s en vertu du Code canadien du travail. Après avoir constatĂ© cette violation, la Cour a dĂ©cidĂ© que les membres du groupe allaient recevoir des dommages-intĂ©rĂŞts en raison de leurs pertes.
Environ 31 000 membres du groupe sont concernĂ©s par le recours collectif, comprenant des caissiers actuels et anciens, des banquiers personnels et d’autres travailleurs de première ligne dans les succursales de dĂ©tail Ă travers le Canada.
Il s’agit du recours collectif le plus important de l’histoire du Canada en matière d’heures supplĂ©mentaires non rĂ©munĂ©rĂ©es. Le procès contre la banque CIBC a dĂ©butĂ© en juin 2007. En juin 2009, la certification du recours collectif de Dara, la demanderesse principale, a Ă©tĂ© refusĂ©e, en raison d’un manque de preuves. Cependant, en juin 2012, le recours collectif a finalement Ă©tĂ© autorisĂ©. En mars 2017, Dara a dĂ©posĂ© une requĂŞte en jugement sommaire. En avril 2017, la banque a finalement rĂ©vĂ©lĂ© des centaines de documents Ă la Cour. Les discussions et les arguments rĂ©sultant des documents divulguĂ©s ont donnĂ© lieu Ă des analyses continues. Les membres du groupe ont allĂ©guĂ© que la banque ne leur avait pas payĂ© les heures supplĂ©mentaires qui leur Ă©taient dues. Des milliers de caissiers, banquiers et autres employĂ©s du service Ă la clientèle Ă travers le Canada ont Ă©tĂ© touchĂ©s.

Dara Ă©tait caissière et reprĂ©sentante des services bancaires personnels Ă la CIBC depuis 1998. Elle a travaillĂ© dans plus d’une douzaine de succursales de la CIBC Ă Toronto. Le recours collectif indique que Dara Ă©tait obligĂ©e de travailler au-delĂ de ses heures de travail mais qu’elle n’a que rarement Ă©tĂ© payĂ©e pour les heures supplĂ©mentaires. Selon le recours collectif, la banque n’a pas tenu de registres mĂ©ticuleux des heures de travail et des heures supplĂ©mentaires de ses employĂ©s.
Enfin, en mars 2020, le recours collectif a conclu que la CIBC avait manquĂ© Ă ses obligations en vertu du Code canadien du travail en raison de l’absence de registres des heures de travail des employĂ©s et de la non rĂ©munĂ©ration des heures supplĂ©mentaires.
En ce qui concerne le sort de l’ensemble des dommages, le recours collectif affirme : « La disponibilitĂ© des dommages agrĂ©gĂ©s et le montant final, le cas Ă©chĂ©ant, seront dĂ©terminĂ©s lors d’une nouvelle audience après que l’expert de la partie demanderesse aura soumis le rapport de dommages proposĂ© et que la banque dĂ©fenderesse aura soumis sa rĂ©ponse. Si des ordonnances ou des directives spĂ©cifiques du tribunal sont nĂ©cessaires pour accĂ©lĂ©rer le processus d’accès aux donnĂ©es et de rĂ©vision, l’avocat doit en informer la partie demanderesse. Les frais sont reportĂ©s jusqu’Ă l’achèvement de cette affaire dans son intĂ©gralitĂ©. »
Pensez-vous que les membres du groupe se verront attribuer un montant de dommages-intérêts équitable dans le cadre du recours collectif contre la banque CIBC pour heures supplémentaires non rémunérées ? Faites-le nous savoir dans les commentaires.
Les membres du groupe sont reprĂ©sentĂ©s par Me Steven Barrett, Me Peter Englemann et Me Louis Century du cabinet Goldblatt Partners LLP, Me Louis Sokolov du cabinet Sotos LLP, Me David O’Connor et Me Adam Dewar du cabinet Roy O’Connor LLP.
Le recours collectif contre la CIBC pour heures supplĂ©mentaires non rĂ©munĂ©rĂ©es est : Dara Fresco v. Canadian Imperial Bank of Commerce, Case No. 07-CV-334113PD2, devant la Cour supĂ©rieure de justice de l’Ontario.
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One thought on La Cour supĂ©rieure de l’Ontario certifie le recours collectif contre la banque CIBC
Bonjour
Oui je veux savoir le recours collectif de coût de 600$
Merci